Tendre la main aux réfugiés

by 3 Juin 2019ActualitésRotary

HambourgRefugies

La migration de millions de personnes a créé un climat tendu, au sein duquel les réfugiés sont en quête d’un abri et d’un avenir. Les Rotariens examinent le rôle qu’ils peuvent jouer dans l’amélioration de leurs conditions de vie.

Au cours des dernières années, plus d’un million de réfugiés sont entrés en Allemagne. Leur intégration dans la société représente un défi pour l’Allemagne, ainsi que pour de nombreux autres pays européens. La convention 2019 à Hambourg est l’occasion idéale pour le Rotary de faire ce en quoi il excelle : réunir des dirigeants qui mettent à profit leur domaine expertise pour échanger des idées et planifier des actions, afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

En 2014, en Allemagne, au plus fort de la crise des réfugiés, Pia Skarabis-Querfeld, Rotarienne berlinoise et médecin, s’est rendue dans un gymnase servant d’abri temporaire à des réfugiés et a fait don de vêtements pour Noël. Découvrant les conditions de vie des réfugiés et constatant l’absence de soins médicaux de base, la Rotarienne et son mari, pédiatre et Rotarien lui aussi, ont décidé de consacrer la période des Fêtes à dispenser des traitements médicaux. Par la suite, Pia, qui intervient à la convention aujourd’hui, le 3 juin, a fondé Medizin Hilft, une organisation prenant en charge la santé des réfugiés, ainsi que de tous ceux qui n’ont pas accès aux soins médicaux. Plus de 120 personnes travaillent bénévolement dans le cadre de cette action.

60.000
C’est le nombre de personnes, pour la seule ville de Berlin, qui n’ont pas d’assurance médicale. Ceci inclut les réfugiés, les migrants sans papiers, les personnes sans abri et les travailleurs précaires.

  • Depuis 2017, Essener Begegnungen a réuni quelque 200 personnes, dont de nombreux Rotariens, qui ont noué des amitiés étroites avec leurs homologues réfugiés.
  • Une enquête publiée par ARD-Deutschlandtrend en 2018 a révélé que 51 pourcent des Allemands considéraient la solitude comme un « gros problème » et 17 pourcent estimaient que c’était un « très gros problème ».

Une autre initiative, Essener Begegnungen (« Rencontres à Essen »), consiste à aider les réfugiés à combattre la solitude et à s’adapter à la société allemande. Il y a deux ans, deux Rotariens – Björn Schüngel, expert en relations publiques, et Björn Enno , qui dirige, à Essen, une branche de l’organisation non gouvernementale Caritas – ont proposé une approche innovante consistant à jumeler des réfugiés et des citoyens locaux sur la base de leurs intérêts communs, leurs antécédents professionnels, leur âge ou leur situation familiale. L’on se réunit pour un pique-nique dans un parc, une visite de musée ou l’on regarde, tout simplement, un match de foot ensemble. Un « café rencontre » s’est ouvert en octobre, accueillant des réfugiés et autres membres de la communauté, et leur permettant des rencontres spontanées autour d’un café et d’une pâtisserie.

À la Convention, aujourd’hui, les participants à un atelier examineront la manière dont le Rotary et le Rotaract peuvent offrir aux citoyens du monde entier les moyens de s’engager auprès des réfugiés et d’agir dans leurs communautés. Plus de la moitié des réfugiés dans le monde ont moins de 30 ans. Les jeunes réfugiés connaissent mieux que personne les problèmes auxquels ils sont confrontés, et ils sont en mesure d’élaborer quantité de solutions créatives.

Rotary International  par Arnold R. Grahl et Claudia Brunner